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Affreux rires IX

 

Cette rubrique « Affreux rires » proposent des textes courts, voire franchement aphoristiques, publiés pour certains dans la revue L’Imbriaque sous le pseudonyme de Clément Destroit. Pour d’autres, ils sont inédits.

Amours modernes

Nous nous sommes rencontrés samedi. Mardi, nous faisions l’amour. Jeudi, pour la première fois, nous nous disions je t’aime. Vendredi, nous nous disputions. Dimanche, on se quittait. Le lendemain, au téléphone, elle me disait qu’elle ne m’oublierait jamais.

 

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Marriage, Andrew Wyeth, 1993

 

***

 

— D’où me vient, docteur, ce sentiment d’irréalité que je porte en moi depuis toujours et qui se pose sur chaque objet que j’approche ? Je n’observe partout qu’un monde pâle, empli d’ombres sans consistance.
— N’attendez plus, monsieur. Il faut exciser fissa cette grosse taie, là, sur votre cornée !

 

(Rubrique à suivre…)
 

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Increíble coincidencia !

J’adore ces situations incongrues qui relèvent d’une sorte de hasard objectif. Un exemple ? Cet après-midi, faisant un tour sur mon compte Twitter – où je n’avais plus guère été depuis quelques semaines –, je tombe sur un message d’Augusto Cruz. Vous ne connaissez pas Augusto Cruz ? C’est fort dommage, car cet auteur mexicain a tout simplement sorti en février dernier, chez Christian Bourgois – l’un des meilleurs romans de l’année : Londres après minuit. Comme il s’agit visiblement de son premier ouvrage publié (sur le site de l’éditeur français, il est dit que M. Cruz est scénariste et critique cinéma), je ne connaissais pas cet auteur, et je serai peut-être passé à côté si, en janvier dernier, lors de l’enregistrement de la pastille vidéo réalisée par la librairie Mollat à l’occasion de la sortie de Hollywood Monsters, Fleur A***, nouvelle chargée des relations éditeurs de la librairie, mais aussi ancienne de chez Bourgois, ne m’avait confié en aparté une information cruciale : un des derniers auteurs avec lequel elle avait travaillé chez Christian Bourgois était un Mexicain dont le roman allait bientôt paraître et qui, incroyable point commun avec le mien, était lui aussi un vibrant hommage à Tod Browning, le réalisateur de Freaks. Mazette !
Le lendemain, j’ai précommandé illico le bouquin chez mon libraire de quartier, attendu avec impatience le jour de la sortie, puis, quand j’ai eu enfin le livre entre les mains, je l’ai littéralement dévoré. Je ne vous déflorerai pas l’intrigue. Sachez simplement qu’il est y question de collectionneurs fous, d’amour du cinéma et que certaines scènes, en particulier le final dans la grotte, sont proprement ahurissantes. Aussitôt le roman terminé, j’ai cherché comment contacter l’auteur pour lui faire part de mon enthousiasme. Ayant déniché une adresse Twitter, je lui ai rédigé un message. Il m’a aimablement répondu, on a sympathisé en gazouillant sur notre passion commune pour les chefs-d’œuvre en noir et blanc du cinéma fantastique et on s’est promis de se rencontrer quand l’un ou l’autre irait à Paris ou Mexico. Et puis, plus rien.
Plus rien jusqu’à aujourd’hui où ce même Augusto a soudain repris contact pour me dire que, rendant visite à l’un de ses excellents amis à Mexico, il a trouvé mon roman La Dernière Enquête du chevalier Dupin dans la bibliothèque. « Incroyable coïncidence ! » m’écrit-il. Effectivement, incroyable, Augusto. D’autant que j’attends ce soir ma belle-sœur pour fêter le Nouvel An et qu’elle arrive de… Mexico, où elle vit et exerce comme violoniste à l’orchestre philharmonique. Les hasards objectifs, vous dis-je ! Ah, je les adore, vraiment.

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Création littéraire Microfictions

Affreux rires VIII

Cette rubrique « Affreux rires » proposent des textes courts, voire franchement aphoristiques, publiés pour certains dans la revue L’Imbriaque sous le pseudonyme de Clément Destroit. Pour d’autres, ils sont inédits.
 

Qu’y a-t-il de plus triste que la vie d’un atome ? Obligé de s’accrocher à d’autres particules dont il n’a que faire et de les supporter pendant des lustres au nom des sacro-saintes lois physiques. Ne vous étonnez pas après de la violence de leur réaction.

 

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Hospital Corridor par Timm Suess

 

***

 

Avez-vous remarqué comme, sur leur lit de mort, les grands hommes ont toujours de grands mots ? J’imagine volontiers un président, un roi, un prophète qui dirait à son dernier instant : « Si j’avais su, j’aurais ajouté une couette. »

 

(Rubrique à suivre…)
 

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Rencontres publiques Vie littéraire

Les Savanturiers aux 12e Rencontres de l’imaginaire

Hier, samedi 28 novembre, lors de la 12e édition des Rencontres de l’imaginaire à Sèvres, en région parisienne, a eu lieu un événement considérable, pourtant passé inaperçu de la plupart des nombreux visiteurs présents. Jean-Luc Boutel, fondateur du célèbre Club des Savanturiers, lequel club on pourrait définir à grands traits comme une confrérie secrète des bibliophiles amoureux des littératures de l’imaginaire, m’a officiellement intronisé membre parmi les membres. Pour preuve, il m’a été remis, en plein milieu des travées – c’est un procédé couramment adopté par le groupe, suivant en cela la technique mise en place par Edgar Poe et décrite dans sa Lettre volée : c’est en faisant les choses au vu et au su de tous que l’on se dissimule de la plus efficace des manières –, il m’a été remis, disais-je, la précieuse carte. Certains en douteraient-ils ? Qu’ils se ravisent, car voici les preuves de ce que j’avance.

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C’est avec un immense honneur que j’ai reçu ce carton, qui offre un droit d’entrée à des territoires vastes et enchanteurs, et je promets devant tous de me montrer digne de la lourde et savanturière responsabilité qui m’incombe désormais.
Pour fêter cette investiture, les membres du club présents à Sèvres ont tous dîné ensemble et discouru à bâtons rompus jusqu’à une heure certaine. Ce fut un très agréable moment. Qu’ils en soient tous du fond du cœur remerciés !

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Attention travaux !

Ça y est, c’est dit : mon prochain roman n’appartiendra pas à la série des « Singleton et Trelawney ». Il sera ce qu’on appelle un « one-shot », c’est-à-dire un volume unique.
J’en suis pour le moment à la construction de l’intrigue, mais l’occasion est tentante de faire partager (un peu) à ceux qui le souhaitent la progression de mon travail et les différentes étapes de mise en œuvre.
Au fil des semaines, j’ajouterai donc dans la rubrique « Attention travaux ! » de mon site, avec parcimonie et de manière ludique, des éléments qui donneront un aperçu de ce sur quoi je suis en train de batailler et, par la même occasion, fournira une idée du roman tel qu’il sera.
Le titre en est Fleur de ténèbres, et l’histoire se situera à Paris au printemps 1888.
Pour en savoir plus, rendez-vous sur mon site.